Le scandale du concours qui n’a jamais eu lieu

Ce blog est édité par « Entente Responsable – Liste citoyenne contre le gaspillage des deniers publics »

Bonjour ! Bienvenue sur notre blog citoyen, nous exposons ci-après le déroulement historique du projet Nouvel d’extension du Musée d’Art et d’Histoire afin de permettre à chaque votant de se faire sa propre opinion. Nous offrons également l’accès – au fil de la lecture – à certains documents incontestables et difficiles à trouver, afin de permettre à chacun de juger de la pertinence  de l’analyse et de la véracité des faits. Savez-vous qu’on va parler ici du budget d’investissement le plus élevé de tous les temps pour la Ville de Genève ? Cela mérite qu’on s’y intéresse ! Bonne lecture !


Le scandale du concours qui n’a jamais eu lieu: On entend encore dire  parfois que Jean Nouvel aurait gagné un concours d’architecture pour le MAH (Musée d’Art et d’Histoire). C’est faux car… il n’y a jamais eu de concours ! Le concours est pourtant une pratique usuelle pour des projets publics importants (voir article du Président de la SIA Vaud paru dans 24Heures ici) qui rappelle que le concours est utilisé en Suisse depuis 150 ans !), pour garantir l’indispensable égalité des chances entre les architectes mais aussi pour s’assurer que l’on choisit la meilleure proposition sur une base comparative ouverte.

A Lausanne, à Bâle, à Zurich, à l’étranger, toutes les transformations et extensions muséales ont commencé par un concours d’architectes. Même en 1900, au moment de la réalisation du MAH actuellement existant, il y a eu un concours d’architecture avec un jury indépendant (3 représentants de la Ville et 4 architectes des principales villes suisses).

Alors comment a-t-on procédé pour sélectionner le projet de « l’architecte-diva » Jean Nouvel ? Il y a eu un simple « appel d’offres » publié modestement dans la Feuille d’Avis Officiels (FAO) locale à deux reprises. Et quel en était l’objet ? Logiquement: cela aurait dû être « la rénovation extensive et l’agrandissement » du Musée ? Que nenni : l’appel d’offres mentionne : « …rénovation partielle et réaménagement du Musée d’Art et d’Histoire… les travaux se dérouleront par étapes en maintenant l’exploitation... ». Et il est précisé dans cet appel d’offres le coût estimé de l’opération :  « 10 millions »  (1998.10.05.FAO.MAH-Soumission publique.Avis de présélection Mandat d’architecte.1ère insertion). Clairement on a donc tout fait pour minimiser l’importance du mandat et ne pas attirer l’attention de trop d’architectes ce qui a bien fonctionné puisqu’en 1998 il y a eu moins de réponses (35) que lors du vrai concours de 1900 (43 concurrents)… Cela vous paraît-il logique ? Il est facile de comprendre que si la Ville avait annoncé dans la FAO : « Concours pour la restauration et l’agrandissement du MAH, budget estimé 140 millions », c’est bien plus que 34 participants qui se seraient annoncés !

La différence entre un appel d’offres et un concours: dans l’appel d’offres il n’y a pas de jury indépendant pour examiner et départager les propositions, et les soumissions ne sont pas anonymes (on sait qui on sélectionne et qui on élimine). Accessoirement l’appel d’offres n’est normalement pas utilisé pour obtenir des projets ou des idées architecturales, mais uniquement pour obtenir des offres de services pour des travaux prédéterminés. Normalement l’architecte qui répond à un appel d’offres par un projet devrait être éliminé car ce n’est pas la réponse à la question. De plus en parlant d’appel d’offres on induit donc en erreur les architectes qui ne sont pas dans la confidence, car c’est évidemment beaucoup  moins alléchant et prestigieux d’offrir des services que de soumettre un projet d’architecture !

Soulignons également que tant l’appel d’offres FAO que le plan directeur du MAH stipulaient comme une condition essentielle que le Musée puisse rester ouvert pendant les travaux qui doivent donc pouvoir être réalisés par étapes (on y reviendra ci-après).

Qui a trié les 35 offres reçues ? Le document officiel (Résultats de l’appel d’offre) de la Ville de Genève  montre que le « tri du 1er tour » – qui a donc éliminé 29 candidats sur 34 – a été fait par le Directeur de la Division de l’aménagement et des constructions de la Ville de Genève et ses deux adjoints, seuls et sans aucun contrôle ni intervention externes. Autrement dit 85 % des concurrents ont été éliminés par une personne seule (le directeur – sauf si l’on pense sérieusement que ses subordonnés pouvaient s’opposer à lui).

Que contient la proposition de Jean Nouvel ? Un projet ça c’est sûr : une surélévation grandiose, 6 plateaux empilés dans la cour (voir schéma en coupe Projet révisé du MAH), pour un bâtiment classé monument historique sur le plan cantonal, et inscrit à l’inventaire suisse des biens culturels d’importance nationale (Objets A) pour le Canton de Genève et à l’inventaire fédéral des sites construits d’importance nationale à protéger en Suisse (ISOS). A ce moment déjà il est donc clair que la proposition de Jean Nouvel ne respecte pas le programme du cahier des charges ni le cadre budgétaire indiqué dans l’appel d’offres. De même il est évident que le projet a peu de chances de se réaliser (qu’on l’apprécie ou non) car il nécessite des dérogations exceptionnelles hautement improbables à obtenir (une spectaculaire surélévation moderne dans le périmètre protégé de la Vieille Ville, c’est un peu comme si l’on voulait construire un gratte-ciel en zone-villas). De plus  on fait semblant de croire que le projet pourra se réaliser en maintenant le Musée ouvert puisque c’est une condition de base (pas besoin d’être  un professionnel de la construction pour comprendre à la consultation du schéma du projet l’impossibilité absolue de garder le musée ouvert  – une vraie MAH-scarade !). En janvier 2004 encore, le directeur de la Ville M.Ruffieux (extrait M-405 A p. 1 + 6), et le directeur du Musée C. Menz (extrait M-405 A p. 1 + 7) déclarent tour à tour devant la Commission Municipale des arts et de la Culture que le Musée pourra toujours en partie rester ouvert pendant les travaux (document complet M_405_161_Rapport_1 (1)).

On peut résumer en disant que Jean Nouvel  a « gagné » un concours qui n’a jamais eu lieu, en répondant à un appel d’offres avec une réponse (un projet) qui ne correspondait pas à  la question (offre de services pour la rénovation), et pour un budget (40-50 millions) qui était déjà 4 à 5 fois supérieur à celui annoncé (10 millions selon avis dans la FAO), et sur la base d’une sélection qui a été à 90 % le fait d’un seul homme (le Directeur de la Division de l’aménagement et des constructions de la Ville de Genève) et en imposant la fermeture du Musée pourtant expressément exclue par l’appel d’offres. ONLY IN GENEVA !!
 

 On crie donc au génie, on fait semblant de croire que le projet retenu est réalisable (que les dérogations seront obtenues alors qu’on se trouve dans le périmètre protégé de la Vieille Ville, la zone bâtie la plus protégée du Canton !) et… on débloque des « crédits d’études » pour notre architecte-vedette.

 …Et puis on s’aperçoit, quelques années plus tard – ooops – que les dérogations sont impossibles à obtenir (quelle surprise !) car contraires à la loi, et que le projet doit être revu à la baisse : suppression de la surélévation grandiose, suppression de la plupart des plateaux dans la cour…

Si le projet est revu à la baisse le budget devrait baisser aussi ? Surprise : le budget explose, passe de 40 à 80 millions, puis assez vite à 127 millions puis enfin 139 millions (lire l’article paru dans la 2011.09.03_TDG). Curieux non ? Nouveau petit tour de passe-passe : la Ville explique que, en réalité le projet a été « redimensionné plus grand ». Mais les chiffres disent le contraire : les calculs d’architecte annexés (Comparaison des surfaces nettes) montrent que la « version 1 » à 80 millions du projet Nouvel offrait 11.200 m2 de surfaces d’exposition (un Musée c’est pour exposer non ?) et que la version 2 n’offre plus que 10 730 m2 (ce ne sont d’ailleurs pas des surfaces supplémentaires en totalité loin de là : le bâtiment propose actuellement 7 360 m2 de surfaces d’exposition existantes – on gagne donc 3370 m2 de surface dont 30 % environ devront être réservés à M. Gandur, voir ci-après). Ah et, bien sûr, on débloque des crédits d’études complémentaires pour que les architectes « étudient » leur nouveau projet. Donc non seulement on a payé des honoraires aux architectes pour présenter un projet non autorisable, mais ensuite on leur verse des honoraires complémentaires pour le rendre conforme à la loi. C’est un peu le pyromane qui touche un bonus pour éteindre son incendie. Au total ce sont plus de  6 millions de francs (extrait annexé du rapport de la commission des travaux de 2012, Rapport de la Commission des Travaux) qui auront été versés aux architectes et autres mandataires techniques au titre de frais d’études pour un projet qui, à l’heure actuelle, n’est toujours pas au bénéfice d’une autorisation valable et en force. Car cela aussi on le tait : un recours est actuellement toujours pendant contre l’autorisation, et l’issue de la procédure juridique est incertaine. Donc même si la population approuvait le projet, le chantier ne pourrait pas démarrer dans la foulée. Le saviez-vous ?

Et finalement le budget final est de 139 millions mais « promis juré, c’est la dernière augmentation !« … Etant enfin précisé que ce budget n’inclut pas le coût de la fermeture du Musée pendant 6 ans au moins (il faudra bien payer le personnel, à faire quoi puisque le Musée sera fermé ?).

En résumé le projet initial a été remanié, aplati, simplifié, jusqu’à le rendre méconnaissable, les surfaces prévues ont diminué tandis que le coût augmentait, et on va investir 140 millions (au moins) pour que rien ne se voie de l’extérieur ! Pour citer un observateur averti qui n’est autre que Jean-Claude Gandur, « le projet Nouvel est très protestant on ne voit rien de l’extérieur » (article du Courrier ici). A partir de là on peut légitimement poser la question : où est le prétendu « effet Bilbao » qui devait faire affluer les touristes ???? Et personne ne sait que l’on ne verra même pas la rade depuis le restaurant du dernier étage, puisque la surélévation a été supprimée ! En substitution et pour créer une illusion de vue les architectes ont imaginé un jeu de miroirs réfléchissant les toits de la ville, on croit rêver…

Le cas Jean Nouvel: en 1998 l’architecte est au sommet de sa gloire, et cela semble effectivement une bonne idée que de louer ses services. Mais depuis son étoile a pâli. L’architecte s’est en effet bâti une solide réputation tant pour ses dépassements budgétaires à répétition que pour les vices cachés de ses réalisations et son manque de respect des bâtiments historiques. Pour les dérapages budgétaires quelques exemples : la Philharmonie de Paris récemment achevée, budget 110 millions d’euros, coût effectif à ce jour 387 millions d’euros (lire les articles parus dans Figaro, France 3, Le Point, Vanity Fair); les bains des Docks du Havre, budget 20 millions coût final majoré de 35 % au moins et qui seront fermés après 4 ans en raison de malfaçons graves (lire l’article paru dans Paris Normandie) ; le fameux « KKL (Kultur-und Kunst Zentrum) de Lucerne doit faire l’objet de réparations urgentes pour un coût total de quelque 30 millions cela 12 ans seulement après son achèvement (le toit devait tenir 80 ans !) (lire l’article paru dans la NZZ et La Liberté du 24.10.2013) ;  mentionnons, également au Havre, le projet de la Tour Odyssey qui n’aura coûté que 3 millions de frais d’étude (tiens, tiens…) avant d’être abandonné au vu d’une explosion du budget prévisionnel passé de 40 à 100 millions d’euros (lire l’article paru dans Paris Normandie). Une mention spéciale ensuite pour le massacre de l’opéra historique de Lyon (MAH_Pierre Vaisse_DuvandalismeofficieletdeJeanNouvel) qui se signale aussi par ses dépassements de budget (budget 13 millions d’euros, coût effectif plus de 70 millions) et ses malfaçons (lire l’article paru dans 20Minutes). Le Tribunal de Nantes et ses nombreux désordres sont également bien connus dans la profession (lire l’article dans Presseocean) Et terminons par les gares du CEVA à Genève, pour lesquelles la presse locale a récemment relaté la perspective d’un dépassement de 40 à 50 millions de francs (lire l’article paru dans la Tribune de Genève). Notons pour conclure que, si une partie du coût du projet Nouvel pour le MAH est financé par des contributeurs privés, les risques de dépassement sont assumés exclusivement par la Ville de Genève donc par le contribuable.

La muséographie mérite également une mention : c’est un métier à part entière qui touche au contenu même du message culturel et exige des compétences scientifiques, et pourtant cette tâche a également été confiée à Jean Nouvel. C’est insolite et hors de propos : un architecte est un architecte, et un muséographe ou un scénographe c’est autre chose. Il est aberrant que notre Musée d’Art et d’Histoire se soit dépossédé de cette responsabilité muséographique qui est bien distincte des travaux de restauration ou d’agrandissement, et qui est au contraire intimement liée à la suite, c’est-à-dire à l’exploitation du Musée dans l’intérêt des visiteurs.

 La « Convention Gandur« : pendant longtemps le contenu de cette convention a été tenu secret, ce qui avait évidemment de quoi intriguer. Aujourd’hui elle est enfin publique et chacun peut se faire son idée (lire la Convention Fond. Gandur pour l’art). Avant d’aborder son contenu, disons en premier lieu qu’il n’est pas normal de pointer du doigt Monsieur Gandur : il a négocié et conclu un contrat avec la Ville de Genève. Comme contrepartie, il en retire certains avantages et l’on ne saurait lui reprocher d’avoir négocié cette affaire selon ses intérêts et sa vision. On peut par contre relever que le « don » de 40 millions est lié à de multiples contre-prestations à charge de la Ville de Genève : mise à disposition exclusive de 1000 m2 de surfaces d’exposition pour les collections de la Fondation Gandur pour l’Art (FGA), celle-ci « décidera seule » des objets de sa collection qui seront déposés au MAH ; la FGA pourra par ailleurs sans préavis « retirer en tout temps un ou plusieurs objets » de sa collection ; la FGA bénéficiera par ailleurs de trois espaces de bureaux, d’une salle de conférence dans « l’Espace Jean Nouvel » ; enfin la FGA aura sa plaque à toutes les entrées du Musée, apparaîtra sur « tous les supports de communication institutionnelle du MAH (papier à lettres, publications, site internet, journal du MAH, newsletters… ») et l’espace construit par Jean Nouvel dans la Cour s’appellera « Espace FGA ». Alors cette convention est-elle déséquilibrée ? A chacun d’en juger et se faire son opinion. Disons simplement que les prestations promises par la Ville peuvent être chiffrées « à la louche » comme suit : 1000m2 de surfaces d’expositions à 1000.-/m2/an (locaux climatisés, hygrométrie contrôlée, hautement sécurisés) représentent un million par an pendant 99 ans soit un total de 99 millions (sans compter toutes les autres prestations offertes par la Ville, personnel, surfaces de bureaux, communication/marketing, etc.). En résumé moyennant un paiement d’avance de 40 millions, la FGA s’assure de contreprestations au moins 2,5 fois supérieures sur la durée du contrat. Ce n’est pas forcément un problème à condition que l’on ne parle pas de « don » pur et simple. Mentionnons encore qu’un des plus fervents supporters de tout ce projet, le Conseiller administratif Sami Kanaan, a apparemment considéré que l’échange de prestations n’était pas équilibré puisqu’il a spontanément choisi d’annoncer qu’il renégocierait la Convention. Mais entretemps il a obtenu un vote favorable du Conseil Municipal sur le projet et on n’a plus de nouvelles de cette intention qui n’était donc sans doute qu’une annonce tactique/opportuniste (Rapport de la Commission des Travaux).

Note d’actualisation du 14 janvier :

La Ville de Genève a annoncé, dans la précipitation imposée par la campagne de votation référendaire, une modification du contrat qu’elle a conclu avec Monsieur Gandur par l’entremise de sa fondation. Les modifications sont mineures et cosmétiques, et ne changent pas  l’équilibre général de l’accord; en atteste le fait que nous n’avons pas eu besoin de retoucher le texte de notre exposé ici présenté, rédigé bien avant la publication de ce nouveau contrat. La seule modification substantielle est sans doute la définition désormais en mètres linéaires d’une partie de l’espace d’exposition exclusivement réservé pendant 99 ans à la fondation Gandur, cette modification ayant en pratique vraisemblablement pour effet d’augmenter la surface totale réservée à la FGA (entre 1000 et 1600 m2 au total). Pour plus de détails, rendez-vous sur l’onglet « actualités de campagne » de notre blog. Et ci-après le lien pour accéder à la nouvelle version du contrat .

On voit donc que toute cette affaire est passablement mal ficelée, que le mandat a été attribué selon des modalités qui ne sont pas exemplaires ni recommandables, que les risques de dérapages budgétaires en particulier sont nombreux, enfin que la rénovation urgente du Musée ne devrait pas être prise en otage par un projet mégalo qui entraînera la fermeture de l’ensemble pour 6 ans au moins. Et que l’on n’a même pas pris le soin d’étudier une quelconque variante au projet Nouvel (lire l’interview de Thierry Barbier-Mueller paru dans la Tribune de Genève TDG_2015.10.01_TBM_MAHdesrèglesdujeuclairessvp) ! C’est comme si certains voulaient tellement ce projet qu’ils refusent même d’examiner s’il existe une autre solution ! Mais il est vrai qu’il ne s’agit pas seulement de culture mais aussi de gros sous : pour les mandataires techniques (architectes et ingénieurs), ce sont plusieurs dizaines de millions d’honoraires qui sont en jeu…

Les alternatives: refuser le projet Nouvel c’est une chose, mais qu’en est-il donc des alternatives ? Rappelons en premier lieu que personne ne conteste la nécessité de restaurer et  rénover le Musée, et de  couvrir la Cour pour la rendre agréablement utilisable toute l’année. Mais le fait est que le projet Nouvel, ancien, rafistolé à force de modifications pour le rendre autorisable et « tourné en dedans », un système fermé déjà trop petit avant d’exister, ne fait pas le lien avec des richesses et des potentialités externes importantes : la liaison avec le magnifique site archéologique de St Antoine n’a pas été étudiée (voir document MAH_Découvertes archéologiques_2012-08-28_conf), la liaison avec le projet piétonnier des clés de Rive n’a pas plus  été étudiée (Marc Camoletti il y a déjà un siècle envisageait un magnifique jardin-terrasse reliant le Musée au Rondpoint de Rive, voir photo ci-dessous).

LaPatrie_160121

De même le Conseil Administratif a refusé – alors qu’il s’y était engagé – d’étudier la variante d’une construction dans la butte de l’Observatoire, qui permettrait de matérialiser la liaison avec le quartier de Rive et de maintenir le Musée ouvert pendant les travaux d’extension ;  la variante de l’extension dans le bâtiment abritant provisoirement la HEAD n’a pas non plus été étudiée. En conclusion, seul un concours permettant à chaque architecte d’exploiter selon sa vision et sa créativité ces différentes pistes, peut nous donner l’assurance d’avoir le meilleur projet au meilleur coût. C’est par là qu’il aurait fallu commencer, c’est par là qu’il faudra passer aujourd’hui, dans l’intérêt des contribuables et des vrais amis de la culture.

Ce blog est édité par « Entente Responsable – Liste citoyenne contre le gaspillage des deniers publics ». Ed. resp. Philippe Cottier